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Douleur au talon : fasciite plantaire ou épine de Lenoir ?

Mise à jour le 8 avril 2020

Douleur au talon : fasciite plantaire ou épine de Lenoir ?

La cambrure de votre pied est soutenue par une membrane fibreuse que l’on nomme aponévrose plantaire ou fascia plantaire. Lorsque cette même membrane est soumise à des charges excessives ou inégales, elle peut s’inflammer et même se déchirer partiellement. C’est ce qu’on appelle la fasciite plantaire.

Aujourd’hui, cette condition est l’une des causes les plus fréquentes de douleur au talon au Canada. Si elle demeure non traitée, la fasciite plantaire peut mener à une calcification de la bande fibreuse sous le pied. Éventuellement, cette agglomération des dépôts calcaires conduit à une déformation osseuse permanente : l’épine de Lenoir. Bien que l’inflammation de type fasciite cause de la douleur sous le pied, ce n’est pas toujours le cas avec l’épine de Lenoir.

Voyons quels sont les autres éléments qui permettent de distinguer la fasciite plantaire et l’épine de Lenoir.

Fasciite plantaire, qu’est-ce que c’est ? 

Plus qu’une simple douleur sous le pied, la fasciite plantaire est une inflammation du tissu fibreux qui relie le talon à l’avant-pied.

Particulièrement liée aux sports d’impact, elle est en cause dans 8 % des cas de blessures liées à la course à pied.

Cependant, la pratique seule d’un sport n’est pas suffisante pour provoquer l’inflammation de ce ligament qui soutient la voûte plantaire.

Il faut plutôt l’attribuer à des facteurs biomécaniques combinés à de mauvaises habitudes de vie ou d’entraînement.

Si la fasciite plantaire n’est pas correctement prise en charge, elle peut s’aggraver et même engendrer des complications.

On pense par exemple à :

  • Des douleurs qui deviennent chroniques; 
  • Une rupture de l’aponévrose plantaire;
  • Une épine de Lenoir (calcanéenne);
  • Des douleurs articulaires et musculaires dues à la surcompensation musculo-squelettique.

Pour éviter d’en arriver là, il est important de rester attentif aux symptômes qui concordent avec l’apparition de la fasciite plantaire.

Quels sont les symptômes associés à une fasciite plantaire ? 

Selon des données récentes, la fasciite plantaire serait en cause dans 3,6 à 7 % de tous les cas de douleur au talon rapportés dans la population générale.

D’ailleurs, cette blessure a la particularité de se manifester sous différents types de douleurs. 

Si vos symptômes correspondent à ceux indiqués ci-dessous, il se pourrait que la condition qui vous afflige soit une fasciite plantaire :

  • Une douleur sous le pied : la douleur qu’une fasciite plantaire occasionne est plus souvent localisée à l’endroit où le fascia rejoint l’os du talon.
  • Un inconfort qui fluctue : les poussées de douleur sont plus importantes lors des premiers pas de la journée ou après une certaine période sans bouger.
  • Des déplacements souffrants : sous forme d’élancements aigus, les douleurs reviennent pendant la marche ou toutes autres activités qui exigent un soulèvement régulier du talon.
  • Une douleur qui s’amplifie : sans traitement, l’inconfort lié à la fasciite plantaire peut rapidement augmenter et même devenir chronique.
  • Un gonflement du pied : l’inflammation du fascia s’accompagne parfois d’une enflure considérable près de la zone douloureuse.
  • Des hématomes sur la plante du pied : une décoloration bleutée se manifeste lorsqu’il y a rupture de la membrane fibreuse. Il est alors fortement conseillé de consulter un professionnel médical.

Comment peut-on diagnostiquer une fasciite plantaire ?

Les douleurs provoquées par la fasciite plantaire peuvent être attribuables à plus d’un élément. 

C’est pourquoi une consultation en clinique podiatrique se veut déterminante dans la sélection du traitement approprié.

Afin de proposer un plan thérapeutique conforme aux désagréments ressentis, le podiatre utilise diverses méthodes diagnostiques comme :

  • L’examen biomécanique : ce procédé permet de confirmer un diagnostic de fasciite plantaire à l’aide de manipulations tactiles du pied.
  • La radiographie numérique : cette procédure est seulement utilisée par le podiatre s’il ne parvient pas à établir un diagnostic à l’aide de l’examen biomécanique.
  • L’imagerie par résonance magnétique (IRM) : le podiatre ou le médecin sollicite généralement l’IRM lorsqu’il soupçonne une déchirure de l’aponévrose.

Il est possible qu’un examen tel que la radiographie numérique révèle la présence d’une épine calcanéenne, découlant de la fasciite plantaire.

Comment prévenir une fasciite plantaire ? 

Comme beaucoup d’autres problèmes inflammatoires du pied, la fasciite plantaire découle d’une mauvaise organisation biomécanique. C’est par exemple le cas pour les pieds plats ou les pieds creux.

Toutefois, d’autres éléments peuvent en faciliter l’apparition.

Pour tenir l’aponévrosite plantaire à l’écart, il convient donc d’adopter certains comportements préventifs :

  • Maintenir un poids santé : une surcharge pondérale ou une prise de poids rapide augmente la tension imposée à la fibre du fascia plantaire.
  • Faire des pas plus courts : cette mesure permet de diminuer la douleur provoquée par le stress porté au talon. 
  • Éviter de marcher pieds nus : les déplacements sans souliers sollicitent davantage l’aponévrose du pied.
  • Modérer le port de souliers à talons hauts : en plus de comprimer le pied, ils offrent peu de soutien aux talons en les rendant instables.
  • Utiliser un tapis matelassé : particulièrement dans le cadre d’un travail qui exige une position statique prolongée, une surface souple allège la charge subie par les jambes et les pieds.

Puisque la fasciite plantaire sévit beaucoup chez les sportifs, certaines mesures de prévention devraient être intégrées à la routine d’entraînement :

  • S’accorder suffisamment de repos entre les séances de sport : un nombre élevé de microtraumatismes au fascia plantaire peut augmenter la fréquence de la fasciite.
  • Diminuer temporairement la pratique des sports d’impact : les sports tels que le jogging et la randonnée peuvent être remplacés par des activités d’intensité modérée comme la natation et le vélo.
  • Prendre l’habitude de bien s’échauffer : l’absence d’une séance d’échauffement adéquate peut mener à une perte de souplesse de l’aponévrose.
  • S’étirer convenablement après avoir bougé : en plus d’assouplir le fascia et les muscles du pied, il convient aussi de s’attarder aux muscles des mollets et aux tendons d’Achille.
  • Augmenter graduellement l’intensité et la durée des entraînements : la modification rapide des pratiques sportives empêche le fascia de s’adapter correctement aux nouvelles contraintes, ce qui le rend plus fragile.

Les chaussures peuvent-elles avoir un impact sur la fasciite plantaire ? 

Dans bien des situations, un mauvais choix de souliers peut aggraver une condition déjà problématique. 

C’est le cas pour quelqu’un qui souffre d’une fasciite plantaire.

Si vous faites partie d’une catégorie de gens à risque d’en souffrir, vous devriez opter pour des chaussures qui correspondent à ces critères :

  • Elles sont fermées : les ballerines ou les sandales offrent peu de support aux cambrures des pieds ainsi qu’aux talons.
  • Elles disposent de coussins d’amortissement aux talons : cela permet de réduire l’impact du transfert de poids lors des déplacements.
  • Elles sont dotées de lacets ou de velcros : ces types d’attaches serrent suffisamment le pied pour procurer un soutien adéquat aux talons.
  • Elles sont peu usées : des semelles détériorées sont moins efficaces pour amortir les chocs, particulièrement s’il s’agit de chaussures de course.
  • Elles sont adaptées à la morphologie du pied : si les chaussures sont trop larges ou trop étroites, elles entravent le mouvement et n’offrent pas un support optimal.

Pour maximiser votre confort, il est possible d’insérer des orthèses plantaires sur mesure ou des talonnettes dans vos souliers.

Quels exercices physiques devrait-on faire pour soulager la fasciite plantaire ?

Comme cette inflammation ligamentaire est due à une tension excessive, son traitement doit aussi comprendre des exercices d’échauffement et d’étirement du pied blessé.

Heureusement, il existe d’innombrables routines d’exercices physiques pour calmer la douleur propre à la fasciite du pied.

En voici cinq qui visent à détendre les différentes structures musculo-squelettiques impliquées dans un diagnostic d’aponévrosite plantaire :

  • La détente du fascia plantaire :
  • Munissez-vous d’une balle de tennis.
  • Selon votre confort, placez-vous en position assise ou debout.
  • Une fois en bonne position, créez une pression sur la balle de tennis en la maintenant sous votre pied douloureux sans trop augmenter votre douleur.
  • Faites rouler la balle sous votre pied en passant du talon aux orteils et vice versa.
  • Répétez l’étirement pendant 5 minutes à 3 moments différents de la journée.
  • Le renforcement des muscles du pied :
  • Équipez-vous d’une serviette.
  • Asseyez-vous sur une chaise en posant le pied sur la serviette.
  • Ramenez-la vers vous en l’agrippant avec vos orteils.
  • Replacez la serviette et répétez l’exercice 3 fois.
  • L’étirement du muscle gastrocnémien (mollet) : 
  • En position debout, placez-vous face à un mur en vous y appuyant avec vos mains.
  • Approchez votre pied sain près du mur en gardant l’autre jambe tendue.
  • Pliez le genou de la jambe saine tout en inclinant vos hanches vers le mur jusqu’à ce que vous ressentiez un étirement dans le mollet en tension.
  • Maintenez cette position pendant 30 secondes.
  • Répétez l’étirement à quatre reprises à raison de 3 fois par jour.
  • La mobilisation du talon :
  • Placez-vous en position debout avec les deux pieds au sol.
  • Soulevez légèrement le bout de votre pied droit en gardant le talon à plat tout au long de l’exercice.
  • En vous imaginant que votre talon est un crayon, tentez de dessiner un « 8 » sur le sol.
  • Recommencez le processus avec votre pied gauche.
  • Répétez le tout pendant environ 2 minutes, 2 fois par jour.
  • L’étirement de l’avant-pied :
  • Asseyez-vous sur une chaise.
  • Placez votre pied douloureux sur le genou de votre autre jambe.
  • Saisissez les orteils de ce pied à leur base.
  • Relevez-les vers le haut.
  • Maintenez cette position pendant une dizaine de secondes.
  • Vérifiez que votre fascia plantaire est correctement tendu à l’aide de votre pouce.
  • Si nécessaire, répétez les mouvements avec l’autre pied.
  • Effectuez le mouvement de 10 à 20 fois, et ce, à 3 reprises dans la journée.

Évidemment, la réalisation de ces exercices vise surtout à soulager les tensions qui s’installent dans le mollet, la cheville et le pied.

Si ceux-ci sont trop douloureux à accomplir, il se pourrait qu’ils ne conviennent tout simplement pas à votre condition ou à votre morphologie plantaire. 

Le podiatre dispose des connaissances nécessaires pour vous suggérer des manœuvres d’étirement qui sont compatibles avec votre état.

Comment traite-t-on la fasciite plantaire en clinique ? 

Le podiatre peut effectuer le traitement de votre fasciite plantaire de différentes façons.

Après avoir préalablement établi un diagnostic en clinique, il met en place un plan d’intervention qui peut comprendre :

  • Les orthèses plantaires : en modifiant la répartition des charges, elles permettent de réduire la tension placée sur le pied qui aggrave l’aponévrose plantaire.
  • La thérapie manuelle du pied : s’appuyant sur des techniques de mobilisation articulaires et musculaires, ce mode de traitement permet de redonner de la souplesse à l’aponévrose plantaire tendue.
  • Les chaussures orthopédiques : parfois accompagnées d’orthèses plantaires, les chaussures orthopédiques sur mesure offrent un soutien supplémentaire aux pieds douloureux.
  • Des attelles : utilisées de jour comme de nuit, elles servent à étirer et à soutenir correctement le fascia plantaire inflammé.
  • La physiothérapie : suivant les recommandations du podiatre, un physiothérapeute peut mettre en place un programme d’exercices de renforcement des muscles du pied et du mollet.
  • Les ultrasons : lorsque la pathologie devient chronique, l’administration d’ondes acoustiques sur la blessure permet de calmer la douleur et l’inflammation.
  • Le port de talonnettes amortissantes : ajoutées à des chaussures régulières, les talonnettes constituent une bonne manière de renforcer temporairement les appuis qui font défaut.
  • La thérapie par ondes de choc (Shockwave) : cette série de percussions rapides accélère le processus naturel de guérison tout en améliorant la circulation sanguine du pied.
  • Le bandage thérapeutique (taping) : particulièrement pratiqué par les sportifs, le bandage thérapeutique a pour objectif de corriger un mauvais positionnement articulaire et de renforcer les muscles du pied.
  • Le port de manchon de compression : il s’adapte à la voûte plantaire en réduisant la largeur de la fasciite plantaire pour offrir une meilleure mobilité au pied.
  • L’immobilisation du pied dans une botte de décharge : pouvant être articulée, elle est moins contraignante que le plâtre et elle permet de bien protéger le pied contre d’autres lésions.
  • L’injection de cortisone : on l’utilise comme anti-inflammatoire ainsi que pour réduire l’enflure. Toutefois, puisque l’excès de corticoïdes peut aggraver la fasciite, il faut avoir recours à ce traitement avec modération.
  • La chirurgie du pied : solution de dernier recours, elle consiste à réduire la tension du fascia plantaire en y pratiquant une incision de quelques millimètres.

Comme vous pouvez le constater, les façons de traiter la fasciite plantaire sont nombreuses et peuvent être complémentaires.

Le podiatre est en mesure de déterminer la gravité de vos lésions et de vous proposer un plan thérapeutique personnalisé.

Qui sont les gens qui risquent de souffrir d’une fasciite plantaire ? 

L’apparition d’une aponévrosite plantaire est plus fréquente chez les sportifs qui pratiquent des sports d’impact comme la course à pied ou le basketball.

On la retrouve aussi fréquemment chez les gens qui travaillent debout ou qui doivent marcher de longues distances sur des surfaces dures.

Hormis ces cas, d’autres facteurs peuvent mener à l’émergence d’une fasciite plantaire :

  • L’embonpoint : le surplus de poids provoqué par la sédentarité augmente la charge appliquée sur le fascia plantaire, il en va de même pour une prise de poids rapide comme la grossesse.
  • L’hérédité : dans la mesure où une personne hérite d’une arche plantaire problématique comme le pied plat, elle sera plus susceptible de souffrir de ce type d’inflammation.
  • Les souliers inadaptés : les chaussures usées ou non conformes à la morphologie des pieds augmentent les risques de fasciite, tout particulièrement chez les gens actifs.
  • Une arche plantaire inhabituelle : les pieds plats et les pieds creux provoquent une instabilité dommageable pour l’aponévrose plantaire.
  • Une posture inadéquate : le déséquilibre causé par des jambes asymétriques, un débalancement du bassin ou encore un désalignement des genoux peut accroître les possibilités d’une aponévrosite plantaire.
  • La polyarthrite rhumatoïde : ce type d’arthrite inflammatoire fragilise les structures articulaires du pied et le rend plus vulnérable aux pathologies comme la fasciite plantaire.
  • Une mauvaise technique d’entraînement : la pronation et le déséquilibre postural sont des particularités qui nécessitent une technique d’entraînement adaptée pour éviter de s’exposer à des troubles inflammatoires.
  • L’injection de corticoïdes en grande quantité : bien que l’infiltration de cortisone soit aussi une forme de traitement, un trop grand nombre d’injections peut endommager la région de l’aponévrose plantaire.

Épine de Lenoir : de quoi s’agit-il ?

L’épine de Lenoir est une excroissance osseuse qui apparaît à la jonction du calcanéum et du fascia plantaire. Aussi appelée épine calcanéenne, elle survient en réponse à une sollicitation excessive du fascia plantaire.

Celle-ci est donc liée de près à la fasciite plantaire.

En fait, selon plusieurs études, près de 50 % des gens atteints d’une aponévrosite plantaire souffriront d’une épine de Lenoir au cours de leur vie.

Toutefois, l’épine de Lenoir n’est pas systématiquement due à l’aponévrosite. 

D’ailleurs, 16 % des individus développeront une épine calcanéenne sans avoir souffert d’une fasciite plantaire au préalable.

Néanmoins, les facteurs responsables de l’épine de Lenoir demeurent très semblables à ceux qui provoquent la fasciite plantaire.

Voici quelques-uns des éléments qui contribuent à l’apparition de cette protubérance osseuse :

  • Des pieds plats ou creux;
  • Un manque de souplesse de l’arche plantaire;
  • La marche ou la course prolongée sur des surfaces irrégulières;
  • Un manque de flexibilité musculaire;
  • Des membres inférieurs inégaux;
  • Une cheville instable;
  • Le vieillissement, qui cause un amincissement du coussin plantaire;
  • Une pronation excessive;
  • Le port de souliers inadaptés.

Épine de Lenoir : pathologie ou simple complication de la fasciite plantaire ? 

Dans la majorité des cas, les symptômes discrets de l’épine de Lenoir la rendent difficile à considérer comme une pathologie.

D’ailleurs, il arrive qu’on détecte une épine de Lenoir lors d’une radiographie numérique sans que le patient ait été alarmé par un quelconque inconfort.

En dépit de sa nature inhabituelle, l’épine calcanéenne n’est pas une maladie. 

On la considère plutôt comme une mise en garde de l’organisme, qui tente de corriger le déséquilibre causé par la fasciite plantaire chronique.

Bien que l’épine osseuse soit généralement asymptomatique, l’inflammation qui l’accompagne cause parfois une douleur aiguë quand le pied touche le sol. 

Si tel est le cas, il peut être judicieux de contacter un podiatre pour déterminer les origines de la réponse inflammatoire.

Comment établit-on un diagnostic d’épine de Lenoir ?

Puisqu’une simple palpation ne suffit pas à déterminer la présence d’une épine de Lenoir, une visite en clinique podiatrique est habituellement nécessaire pour poser un diagnostic.

On détecte généralement l’excroissance osseuse avec des technologies comme :

  • La radiographie : cette méthode est la plus efficace pour déceler les défauts osseux.
  • L’échographie du pied : cette technique vise à détecter la localisation précise de l’exostose ainsi que d’éventuelles lésions aux tissus mous qu’elle pourrait avoir provoquées.

Quelles sont les solutions de traitement pour l’épine de Lenoir ?

Comme nous avons pu l’établir précédemment, l’épine de Lenoir n’est qu’une des conséquences de la fasciite plantaire non traitée.

Étant la plupart du temps indolore, elle cause rarement des problèmes à celui qui en souffre.

Si toutefois des douleurs inflammatoires vives ou des raideurs au talon surviennent, il est possible de prendre certaines dispositions pour les atténuer.

On peut, entre autres, évoquer :

  • L’arrêt temporaire des activités sportives : le fait de ménager le talon permet de ne pas soumettre le fascia plantaire à plus de tension et d’ainsi éviter de potentielles ruptures.
  • L’application de glace : l’utilisation d’une compresse froide contribue à réduire l’enflure du pied ou l’inflammation qui cause des inconforts.
  • La prise modérée de médicaments antalgiques : l’ibuprofène, le naproxène et l’aspirine soulagent momentanément les douleurs, mais doivent être utilisés avec modération.
  • La perte de poids : comme l’excédent de poids accroît l’impact des problèmes biomécaniques du pied, une diminution de la masse corporelle peut amoindrir la tension du fascia plantaire.

Même si ces méthodes parviennent à soulager provisoirement l’inconfort occasionné par l’inflammation, il est important de consulter rapidement un podiatre afin d’éviter que la situation s’envenime.

L’épine de Lenoir disparaît-elle après le traitement ?

Une fois qu’elle est apparue, l’épine de Lenoir ne peut malheureusement pas s’estomper de manière naturelle.

Les traitements non invasifs comme le bandage thérapeutique ou les attelles font certes diminuer l’inflammation, mais seule une chirurgie du pied permet véritablement de retirer l’épine calcanéenne.

Il faut cependant mentionner que l’ablation chirurgicale de l’excroissance osseuse est une solution de dernier recours.

De plus, comme l’épine a tendance à repousser, le podiatre préconise des interventions conservatrices comme la prescription d’orthèses plantaires ou la thérapie par ondes de choc.

PiedRéseau : 40 cliniques pour traiter vos douleurs au talon

Que vous soyez un athlète ou une personne plus sédentaire, vos talons occupent des fonctions essentielles dans le maintien de l’équilibre et l’absorption des chocs.

Et lorsqu’une douleur vive se déclare à cet endroit, c’est votre posture globale qui peut s’en ressentir. 

Sans une prise en charge rapide, les douleurs causées par la fasciite plantaire peuvent s’aggraver et même devenir chroniques.

En faisant abstraction de votre inconfort, votre aponévrosite plantaire peut également mener à une protubérance osseuse permanente comme l’épine de Lenoir.

Il est légitime de croire que quelques ajustements à votre mode de vie peuvent contribuer à vous soulager temporairement.

Cependant, l’inflammation et l’ossification du fascia plantaire ne sont pas à prendre à la légère.

À l’aide des outils diagnostiques dont il dispose, le podiatre a la capacité d’analyser votre situation et de déterminer ce qui cause votre condition.

Des douleurs au talon ? Mieux vaut consulter votre podiatre PiedRéseau.

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